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La faune du parc de la Citadelle

Le Parc de la Citadelle accueille une faune locale riche et diversifiée qu’il s’agit de protéger.

Venez découvrir ici quelques-unes des espèces qui peuplent le parc !

Saurez-vous les retrouver ? Si vous observez des animaux pendant votre promenade, envoyez-nous vos photos avec la localisation où vous les avez observés : parcdelacitadelle@mairie-lille.fr !

 Les mammifères

L’écureuil roux : L’écureuil roux vit dans les milieux forestiers et arboricoles (dans les arbres) – c’est le plus gros rongeur de ce type de milieux. Son pelage peut être roux, brun foncé ou même noir !

Vous pourrez l’observer grimper aux arbres ou sauter de branche en branche, surtout quand le parc est le plus calme ! Des écuroducs seront prochainement installés pour faciliter ses déplacements entre les deux rives de la Deûle.

Le hérisson : Le hérisson est bien connu et il est fondamental de le protéger !

Deux mesures sont particulièrement favorables à sa protection : la création de passages à hérissons sous les voiries coupant les parcs, et la création d’un réseau de gîtes leur permettant de mettre-bas à l’abri des chats et autres prédateurs.

Vous pourrez observer de nombreux gîtes confectionnés pour eux dans le parc de la Citadelle : il s’agit de gros tas de bois maintenus en place par un grillage solide. Ces aménagements servent aussi potentiellement de gîte pour le troglodyte mignon, la musaraigne, la fouine, le triton et le crapaud commun.

Le lérot : A ne pas confondre avec le Loir gris (absent de la région), le lérot ne sort que la nuit et se fait très discret ! Vous l’entendrez plus facilement que vous ne le verrez, il a un cri long et aigu surtout pendant la saison des amours.

Il se distingue assez facilement des autres petits rongeurs par son pelage : ses poils du ventre sont blancs, ceux du dos sont brun-gris et ses yeux sont cerclés de noir jusqu'aux oreilles assez grandes, tandis que sa longue queue se termine par un petit balai de poils noirs et blancs.

Il mesure environ 20-30cm du bout du museau jusqu’au bout de la queue et pèse entre 80 et 140 grammes.

Il se nourrit d’invertébrés et autres petits animaux (araignées, vers, escargots…), et apprécie particulièrement les fruits une fois l’été venu ! Il a la particularité d’hiberner dans un gros nid qu’il aménage dans un nichoir, un tas de bois, une dépendance ou encore dans la laine de verre des greniers.

Les chauves-souris

La pipistrelle de Nathusius : Pipistrelle vient de l’italien « pipistrello », ou « chauve-souris » : les pipistrelles rassemblent plusieurs dizaines d’espèces de chauve-souris en Europe. Quatre d’entre elles ont déjà été observées à Lille.

La pipistrelle de Nathusius est la plus grande des pipistrelles, avec une longueur de 5cm environ et une envergure de 22-25cm. Elle pèse entre 6 et 15g et a un pelage dorsal laineux de couleur châtain à brun voire roussâtre en été, avec un ventre plus clair. C’est une espèce arboricole qui passe toute l’année dans les cavités d’arbres. Un individu consomme près de 2000 à 2500 petits insectes type moustique par nuit.

Cette espèce de chauve-souris a un comportement particulier à la Citadelle : les mâles restent à Lille et les femelles migrent au printemps jusqu’à 1000km pour mettre bas au nord-est de l’Europe puis reviennent à l’automne et pour y former des harems de 10-15 individus auprès d’un mâle lors de la période de reproduction. Elles passeront tout l’hiver chez nous pour repartir au printemps suivant laissant les mâles seuls.

La Ville de Lille est particulièrement attentive lors des interventions d’élagage ou d’abattage d’arbres : la pipistrelle de Nathusius est une espèce protégée et les interventions doivent tenir compte de sa présence.

Le murin de Daubenton : C’est une des espèces de chauve-souris les plus communes des plans d’eau et rivières d’Europe. Cependant, sur la métropole Lilloise (et notamment à Lille), elle est extrêmement menacée avec moins de 10 individus centrés sur le secteur Citadelle. Elle a de grands pieds avec des griffes ovales et des oreilles courtes. Son pelage est brun à gris-brun sur le dos et blanc cassé sur le ventre.

Elle chasse préférentiellement au raz de l’eau à condition que celle-ci soit dans l’obscurité. Elle donne naissance à un jeune par an.

C’est en partie pour cette espèce que la Ville de Lille a créé le projet Luciole et a aménagé les souterrains de la Citadelle afin que l’espèce hiberne dans de bonnes conditions.

Le murin à moustaches : Plus petit que le murin de Daubenton, il est reconnaissable à sa face sombre tandis que le reste de son pelage est plus clair. Peu de chance que vous puissiez distinguer ces traits physiques car vous l’observerez la nuit, en vol uniquement. En hiver, il se cache dans des souterrains, et à la Citadelle dans les casemates. Vous pourrez en revanche voir les aménagements prévus pour leur accueil. C’est l’espèce la plus abondante dans les souterrains de la Citadelle  (autour de 20 individus) !

Les oiseaux

Le martin-pêcheur : Cet oiseau est très reconnaissable à son plumage bleu et roux. Le plan biodiversité a permis la protection de cette espèce : des sites de nidification sous forme de micro-falaise ont été créés dans les berges pour permettre leur reproduction au fond de galerie qu’ils creusent eux-mêmes. 4 couples sont régulièrement observés dans ou aux abords de la Citadelle.

Le héron : Oiseau emblématique de la métropole, le héron se reconnait très facilement à son long cou, son bec allongé et ses longues pattes jaunes. L’alimentation du Héron cendré est principalement composée de poissons, d’anguilles et de batraciens. Il lui arrive de manger aussi des petits rongeurs, des insectes, des crustacés ou des reptiles.  Nombreux à Lille, ils ne s'y reproduisent toutefois pas encore car ils sont trop sensibles au dérangement à proximité des nids.

Le pic épeiche : Cet oiseau a une importance capitale pour d’autres espèces qui dépendent des aménagements qu’il fait dans les troncs d’arbres. Des chandelles (bois mort sur pied) sont conservées pour lui permettre d’y faire des cavités qui vont ensuite bénéficier à d’autres oiseaux, insectes et chauves-souris. Le pic épeiche est reconnaissable à son plumage noir, blanc et rouge et au tambourinage qu’il fait dans le bois pour communiquer ou creuser à la recherche de larves d’insectes ou creuser sa loge.

La rousserole effarvatte : C’est la plus commune des rousserolles, elle a le dessus brun et le dessous blanc-roussâtre. Elle dépend exclusivement des roselières pour son habitat. Ainsi, leur développement au niveau de la voie des combattants dans le parc de la citadelle vous permettra de l’entendre de façon certaine, et de la voir avec un peu de chance. Si vous entendez un oiseau en mai ou juin chanter fort et caché dans les roseaux, c’est surement un des 20 individus (2 en 2007) revenant d’Afrique pour nicher.

Le chardonneret : Avec la face rouge et une zone jaune sur son aile, le chardonneret est facile à reconnaître. Le reste de son pelage sur son corps est brun et blanc, tandis que ses ailes et queue sont noires. Avec le martin-pêcheur c’est un de nos oiseaux les plus colorés. Le chardonneret se nourrit principalement de graines. Autrefois rare à Lille et cantonné aux friches, il est maintenant très abondant grâces aux gazons tondus lui permettant de trouver une manne avec les graines de pissenlit ou avec les prairies fleuries riches en graines de centaurée. Ils apprécient aussi particulièrement les cirses des maraichers, cardères, bardanes. Si vous voulez aider l’espèce vous savez quoi semer !  

La foulque : Les foulques sont apparentées à des poules d’eau. On les trouve d’ailleurs souvent ensemble, mais il est possible de les différencier avec l’écusson blanc qu’elles ont sur le front (alors que les poules d’eau en ont un rouge), et avec leur robe entièrement noire !

Les foulques nichent sur des îlots formés par exemple par des branches tombées où elles pondent jusqu'à une dizaine d'œufs tachetés. Les petits sont noirs et leur tête est orange écarlate avec des variations bleu violacé. Cette coloration brillante disparaît rapidement. Végétariennes, elles sont d’une grande importance dans la qualité de l’écosystème car elles améliorent la qualité du milieu en limitant la prolifération des algues, plantes aquatiques et lentilles d’eau qui se propagent du fait d’eaux trop fertiles. La présence de petits radeaux construits à leur intention dans le fossé des pécheurs facilite leur installation.

Le grèbe huppé : C’est le plus grand des grèbes, reconnaissable à sa huppe (touffe de plumes sur la tête) noirâtre. Ayant les mêmes exigences que la foulque pour le site de nidification, elle est par contre exclusivement piscivore. Leurs parades amoureuses sont particulièrement étoffées.

Les amphibiens

Plusieurs espèces d’amphibiens peuvent être observées dans les plans d’eau du parc : le triton alpestre a par exemple bénéficié du travail de création de mares réalisé ces dernières années et le nombre d’individus est en augmentation. Il a un ventre orangé.

Vous observerez peut-être également le triton ponctué, de 7 à 10cm de long avec une queue aplatie, une peau lisse ponctuée et une gorge tachetée lorsqu’il fréquente le fonds des mares en compagnie du triton alpestre lui aussi venu à l’eau pour pondre.

Le crapaud commun est également présent : c’est le plus gros crapaud d’Europe et le plus répandu. La femelle peut atteindre plus de 12 centimètres. A la Citadelle les individus sont anormalement petits. En dehors de la période de reproductions où ils vont à l’eau pour pondre leur chapelet d’œuf en avril, ils affectionnent particulièrement les tas de bois en décomposition tout comme les tritons, notamment lors des canicules et sécheresses. Le bois vermoulus jouant alors le rôle d’éponge humide.

Enfin, du côté des grenouilles vertes, vous pourrez observer la grenouille de lessona la grenouille rieuse ou encore la grenouille verte (hybride des deux). Ce sont les stars du Fossé de la Cunette tant leur chant puissant au mois de Mai/Juin attire la curiosité des badauds.

Types de grenouilles à la Citadelle

Les poissons

Les milieux aquatiques du parc de la Citadelle accueillent différents poissons qui demandent de préserver la qualité de l’eau pour leur permettre de s’épanouir. On retrouve par exemple l’épinochette, présente dans la Cunette, qui, comme sa cousine l’épinoche, a la particularité de faire un nid et ce sont les mâles qui s’occupent des jeunes. On trouve également la vandoise, l’ablette, le brochet, des carpes et brèmes, mais aussi le gobie à taches noires qui vient du Danube jusqu’au parc de la Citadelle grâce aux connexions fluviales de la Deûle !

Les insectes

Pour la plus petite faune du parc, vous pourrez retrouver la grande sauterelle verte qui est facilement repérable à sa taille avec son corps de 3 à 4cm et ses longues ailes et pattes, et le « sabre » qui prolonge l’abdomen des femelles et surtout son chant très puissant (notre « cigale » en quelque sorte).

Retrouvez son chant caractéristique ici !

Du côté des libellules, les très poétiques « petites nymphes aux corps de feu », « naïades aux yeux bleus » et la « naïade aux yeux rouges »  peuvent être observées durant vos promenades, notamment le long de l’Esplanade posées sur les nénuphars concernant ces deux  dernières. Les sympetrums, plus courantes, sont également présentes dans le parc : le corps des mâles varie de l’orangé au rouge comme avec le Sympétrum sanguin.

Libellules du parc

Les papillons sont nombreux à la Citadelle : partez à la recherche du citron, ce papillon aux ailes jaunes-vertes (jaune fluo) avec un point rouge en leur centre ! Vous trouverez également si vous etes très observateur la discrète grisette, un papillon qui était rare auparavant mais désormais très présent à la Citadelle en raison du climat urbain plus chaud et du fait de la présence des plantes dont dépendent sa chenille : les mauves et les roses trémières.

Dans les papillons plus classiques, vous pourrez également rencontrer le paon du jour, le vulcain dépendant des orties ou encore le robert-le-diable (dont la chenille dépend essentiellement du houblon !) ainsi que 4 espèces de papillons bleu dits papillons azurés dont l’azuré des nerpruns qui se reproduit sur une fleur de lierre et l’azuré de la bugrane présent surtout dans les prairies pâturées par les moutons où croissent le lotier. 

Types de papillons à la Citadelle

Du côté des abeilles, on retrouve par exemple l’abeille de la lysimaque commune, une abeille solitaire étroitement liée à la fleur du même nom (la lysimaque). Cette abeille a la particularité de nourrir ses larves avec de l’huile végétale, récoltée dans la fleur de lysimaque, mélangée au pollen.

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